Introduction à une sélection d’extraits de l’interview de Tom CAREY, coauteur de Témoin de Roswell, traduit de l’anglais en novembre 2024

Interview enregistrée en ligne en langue anglaise le 31 octobre 2025 par Jean Librero, traducteur de WITNESS TO ROSWELL

par Jean Librero

 

Dimanche 21 décembre 2025

Introduction à une sélection d’extraits de l’interview avec Thomas J. Carey, coauteur de WITNESS TO ROSWELL (première édition en 2009) traduit en français en novembre 2024 (Témoin de Roswell, Flying Disk France).

A PARAÏTRE en 2026 EN VERSION AUDIO FR sur la chaîne Global ETs.

L’interview avec Tom Carey enregistrée le 31 octobre 2025 sera disponible sur You Tube en début d’année en version française. Nous en présentons ici quelques extraits qui relatent à travers trois ou quatre exemples circonstanciés une « épopée » saisissante depuis le crash de quatre ou cinq êtres frêles à la peau grise dans le désert du Nouveau-Mexique, deux ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, et tout près de sites stratégiques d’armes atomiques.. L’Histoire fait un bond de trente ans de silence « savamment concerté » jusqu’à une conférence d’un physicien nucléaire en Louisiane en 1978, puis la découverte de 600 témoins directs et indirects à partir de 1988 jusqu’au livre emblématique WITNESS TO ROSWELL en 2009. L’entretien aborde une courte sélection de cas et se referme avec le témoignage en 2004 d’un ex-joueur professionnel de la NFL (ligue de football américain) avec les Eagles de Philadelphie, devenu un populaire présentateur radio de programmes sportifs..en passant par la recherche autour d’archéologues venus de Pennsylvanie ou du Texas qui se seraient trouvés dans le désert du Nouveau-Mexique en 1947..

Ce sont là quelques jalons « improbables » d’une enquête de 35 ans par les trois experts incontestés de l’enquête sur le crash de Roswell, première semaine de juillet 1947..

Il y a quelques jours, un administrateur de groupe Fb bien connu au Québec posait sur la page du groupe une question ingénue : Il demandait si quelqu’un dans le groupe pouvait indiquer à quel moment le célèbre Stanton Friedman avait commencé son 

enquête sur Roswell. S’en est suivi un échange de posts qui a confirmé tristement (ou faut-il en 

rire ?) à quel point des ufologues « avertis » se trouvent en 2025 dans une ignorance quasi totale de ce qu’a été le déroulement de l’enquête sur Roswell, et qui ont été les protagonistes véritables de cette enquête depuis 1978 et les premiers échanges entre le physicien Stanton Friedman, qui faisait une tournée de conférences aux Etats-Unis et au Canada (la fameuse conférence de Friedman, « UFOs Are Real », et un ex officier de renseignement du nom de Jesse Marcel Sr, à la suite d’une conférence de Stanton Friedman à La Nouvelle Orléans, Louisiane.

Le dossier Roswell a jusqu’à ce jour besoin d’être réhabilité et « consolidé » dans notre pays, j’entends consolidé « dans l’esprit du public » parce que le travail des chercheurs est indestructible et édifiant » en effet.

En 2023, le prestigieux auteur et conférencier Donald R. Schmitt se fendait d’un article sévère à l’encontre du livre Trinity de Paola Harris et Jacques Vallée. Ce dernier s’était risqué à proclamer que le cas Trinity (présumé crash d’OVNI survenu en juillet 1945 au nord de la zone d’essais de Whit Sands, au Nouveau-Mexique, près du site de la première explosion atomique (site Trinity) « balayait le cas Roswell » …

Il est impossible de résumer ici la mise au point limpide et tranchante de l’expert américain dans son article au titre cocasse « The Passport to Magonia Ends at Trinity » dont les amateurs avertis déchiffreront les significations implicites. Cet article qui fait date sera bientôt disponible en ligne avec l’autorisation de Donald Schmitt, en version originale et dans la traduction réalisée par le chercheur et auteur français Gildas Bourdais. Je me borne ici à partager dans la langue originale une formule lapidaire dans l’article de Don Schmitt. Le débat « sur le fond » pourra prendre place ultérieurement . « Santa Claus and Mother Goose will be relieved to know that their secrets are safe with Vallee. ».

En 2015, j ai eu le privilège de pouvoir échanger directement avec les deux plus respectés enquêteurs sur le cas Roswell, Donald R. Schmitt et Thomas J. Carey. Ces deux chercheurs étaient interviewés sur le webmédia UFO Conscience deux ans plus tard, pour une longue vidéo traduite en

 ligne et qui est toujours disponible sur You Tube. Cette interview avait été programmée à l’occasion de la publication du livre Les Enfants de Roswell (Editions Atlantes, 2017), dont l’édition originale The Children of Roswell, était sortie aux USA en 2016.

En dépit de cet évènement tout à fait inédit en France, nous sommes obligés de constater, en 2025, que les noms des deux experts mondialement  incontestés de l’incident Roswell sont très largement méconnus en France pour les amateurs novices ou avertis.

Les raisons de ce constat désastreux pour la « culture ovni » hexagonale sont diverses, et je ne m’étendrai pas pour les décrire et les commenter. Quelles que soient ces raisons , le constat demeure un signal alarmant, plus d’un an après la disparition du meilleur (ou unique) spécialiste français du cas Roswell, le grand chercheur Gildas Bourdais. Cet auteur très estimé depuis les années 90 est mentionné dans un autre article de ce numéro, qui est l’introduction à  la transcription de l’interview de André AS, témoin français des programmes spatiaux secrets.

Les travaux de Gildas (cinq livres consacrés à Roswell entre 1995 et 2020) reposaient tout particulièrement sur les livres et articles des chercheurs que nous venons de nommer, Tom Carey et Don Schmitt.

Dans l’interview dont des extraits sont partagés ci-dessous, Tom Carey décrit son « embarquement » à partir de 1990 dans l’enquête de Kevin Randle et Don Schmitt. Il rappelle bien sûr l’évènement que fut la parution de UFO Crash at Roswell, en 1991, coécrit par Kevin Randle et Donald Schmitt, et avant cela il rappelle bien sûr l’épisode fondateur que fut la publication en 1980 de The Roswell Incident, qui « ouvrit les vannes d’un engouement international pour « le cas ».

Dans ses livres parus avant 2009, Gildas Bourdais s‘appuie abondamment sur le livre de 1991,  et sur celui de 1994, Truth on the Roswell UFO crash, par les mêmes auteurs. Postérieurement, ses écrits renvoient plus directement à WITNESS TO ROSWELL, paru en 2009, qui est considéré à ce jour, à l’échelle mondiale, comme l’étude de référence incontestée. Ce livre condense les recherches de Donald Schmitt depuis 1988, associé à Kevin Randle jusqu’en 1993, et de Tom Carey, associé au groupe d’enquêteurs à partir de 1991. Cette étude rassemble donc les travaux d’enquête accomplis sur une durée de 31 ans pour Don Schmitt, 28 ans pour Tom Carey.

Le livre a été l’un des best-sellers de la littérature ufologique dans le monde, et réédité à plusieurs reprises jusqu’à ce jour.

L’interview dont est présentée ici une sélection d’extraits, a été généreusement accordée par Tom Carey le 31 octobre 2025, un an précisément après la parution de la traduction française de Witness To Roswell (Témoin de Roswell, Flying Disk France, novembre 2024).

Lorsque cette traduction a été publiée en novembre 2024, j’ai eu un entretien avec le président d’une importante association « ovni », qui me demanda avec une ingénuité comparable à celle du chroniqueur québecois évoqué ci-dessus : « Mais, Jean, je croyais que ce livre était déjà sorti en 2017?? ».

Le responsable en question faisait référence au livre de Schmitt et Carey Les Enfants de Roswell, évoqué plus haut, une étude sélective de quelques cas de témoins du dossier Roswell, et qui en dépit de sa richesse ne peut en aucune mesure se comparer à la « somme historique » que constitue Witness To Roswell.

Pour prendre la mesure de l’« égarement » refleté dans la question ingénue, il faut savoir que le grand chercheur Gildas Bourdais pendant des années  d’échanges sur Roswell évoquait systématiquement les trois ouvrages fondamentaux de Randle, Schmitt et Carey… Cette anecdote pathétique « éclaire » l’indigence d’une grande partie de la « culture ovni » dans notre pays, ou tout au moins parmi ses représentants atittrés..

Enregistrée en anglais sur Restream, cette interview attend son montage audio en français pour pouvoir être présentée au public. Elle sera également accessible au public anglophone. Les amateurs pourront bientôt « mettre un visage » sur ce nom, Tom CAREY, désespérément absent « des écrans et radars » de la « communauté ovni ». Comment en sommes-nous là en France ?  Je laisse chacun libre de méditer.

Comme le lecteur de cet article l’a probablement compris, cette traduction française sous le titre TEMOIN DE ROSWELL et dont les droits légaux ont été assez douloureusement acquis auprès de l’éditeur en titre Red Wheel Weiser (RWW) a été saluée par « un silence feutré », délibéré ou fruit de l’incurie décrite ici. Gildas Bourdais s’était engagé à offrir une préface éclatante pour cet évènement, et comme on le sait il a été très diminué dès les premiers mois de l’année 2024, et n’a jamais été en mesure d’honorer son engagement.

Gildas s’était proposé spontanément pour relire et réviser le manuscrit de la traduction de ce livre dont il connaissait minutieusement tous les chapitres, depuis sa parution originale.

J’exprime le voeu, dans l’intérêt direct de l’ufologie en France, que cette interview bientôt accessible sur la chaîne Global ETs saura « soulever quelques paupières somnolentes » et encouragera à découvrir cet EDIFICE impressionnant, Témoin de Roswell, qui est la synthèse du travail d’enquête sur une durée de 30 ans par les deux experts mondiaux.

En conclusion, quelques lignes à propos des extraits de cette interview, sélectionnés avec l’accord du directeur du magazine.

Le premier extrait est concentré sur « les archéologues de Roswell ». Cette expression sommaire et impropre en large partie trouve sa place en dépit de son incongruité, afin de souligner un élément constitutif des premières étapes de l’enquête.

Il s’agit d’une enquête palpitante, menée de main de maître par Tom Carey lui-même. De quoi s’agit-il précisément ? Tout cela renvoie au livre de 1980  de William Moore et Charles Berlitz (The Roswell Incident), dans lequel les auteurs soulevaient l’hypothèse que le crash s’était produit dans une zone dénommée Plaines de San Agustin, située plusieurs dizaines de km à l’ouest de la ville de Roswell, au nord de la zone d’essais de White Sands.

Dans l’enquête de Moore, il était question d’une équipe d’archéologues en mission de fouille dans le désert du Nouveau-Mexique, et qui au cours de leurs déplacements auraient découvert l’épave et ses malheureux occupants.

Kevin Randle et Don Schmitt, dans leur livre de 1991, écartent résolument la thèse « Plains of San Agustin » comme lieu présumé du crash. Toutefois, ils continuent à suivre « la piste des archéologues » que Moore et Berlitz n’étaient pas parvenus à identifier et localiser. Quel est l’intérêt de l’intervention de Tom Carey ? Laissons le lecteur découvrir ce remarquable enchaînement de circonstances qui a permis de mener à son terme, après plusieurs années, une enquête d’une telle ampleur.

Je me bornerai à partager deux indices : Tom Carey était au début des années 90 un employé d’une grande société d’assurances à Philadelphie, mais sa formation universitaire relevait d’une autre discipline, puisqu’il était titulaire d’un doctorat en anthropologie, obtenu à Toronto (Canada) avec une sous-dominante en archéologie.

Selon l’enquête initiale de 1980, les archéologues qui arpentaient le désert du Nouveau-Mexique en juillet 1947 étaient arrivés de la Pennsylvanie, et donc supposément d’un institut de recherche de Philadelphie. Comme on le comprend, Tom Carey s’est spontanément proposé à Kevin Randle pour « prendre en mains » l’enquête sur les archéologues… La recherche « en Pennsylvanie » s’avéra n’être qu’un détour de l’enquête, et les archéologues concernés par la découverte du crash venaient d’une toute autre région, plus proche du Nouveau-Mexique.

Ces éléments n’ont rien de « flamboyant » en eux-mêmes dans le sens où ils n’ont pas apporté d’enseignements très précis sur la découverte de l’épave, mais ils nous éclairent sur la substance d’une enquête menée à une telle échelle.

Ce fut pour moi un grand honneur, une profonde émotion et une grande joie, d’écouter le Dr en anthropologie Tom Carey, originaire de Philadelphie, Pennsylvanie, faire le récit de cette enquête à rebondissements, qui fut plus palpitante à écouter que ce qu’aurait été le récit des cavalcades de Billy the Kid, qui hanta pendant plusieurs années le Lincoln County au nord de Roswell, avant d’être abattu par le shériff Pat Garrett le 14 juillet 1881 à Fort Summer, à environ 200 km au nord de Roswell.

Nous sommes gratifiés ici d’un deuxième clin d’oeil de l’Histoire : Le gunsligger William Boney est « tombé » au Nouveau-Mexique, tout comme le « flying saucer » de juillet 1947, mais en outre le destin a « choisi » pour Billy le jour de la Fête Nationale…  française, tandis que le crash de Roswell a eu lieu pendant le week-end du National Day américain (Fourth of July)..plus précisément un ou deux jours avant, la nuit du 2 ou du 3, les avis divergent.. Ce n’est qu’une anecdote, pour faire sourire.

Un deuxième extrait se concentre sur un « trait central » du dossier Roswell, qui est très peu connu du public lui aussi : il s’agit de la « géographie » du crash de juillet 1947, et plus précisément d’une enquête sur le deuxième site, sachant que TROIS sites sont concernés. Pour éviter toute surcharge et surtout tout « malentendu », je ne dirai rien de plus ici, sinon que le « deuxième site » a até baptisé « Dee Proctor Body Site » par les auteurs, dénomination que j’ai traduite simplement dans le livre « Site Dee Proctor ». Cette enquête est très lourde d’implications, et je n en dirai pas plus ici. Le lecteur comprendra en lisant cette transcription.

Le dernier extrait présenté est un cas atypique et que je trouve passionnant, et c’est la raison pour laquelle j’ai voulu interroger Tom Carey sur ce témoin. Ici encore est impliqué le lien biographique de Tom Carey ave c Philadelphie, et Tom ne cache pas sa jubilation à nous partager son expertise dans un domaine qu’on dirait improbable pour ce qui est de l’enquête sur le crash de 1947. Ce domaine est l’histoire de la N.F.L, la ligue de football américain. Ce récit est cocasse dans sa nature, saisissant par l’ensemble des synchronicités improbables qui l’ont rendu possible, et donne un éclat particulier à cette enquête de 30 ans. Je ne dévoilerai rien ici, pour que la surprise du lecteur soit entière.

J’espère vivement que de nombreux lecteurs de la revue savoureront ces extraits, souhaiteront visionner l’interview intégrale, et par-delà voudront connaître l’enquête de Carey et Schmitt, et commanderont TEMOIN DE ROSWELL, synthèse de trente ans de recherches. (commande sur amazon.fr exclusivement)

Le livre s’honore d’une préface originale du regretté astronaute Edgar Mitchell (qui avait grandi dans la région de Roswell à l’époque de l’Incident) et d’une postface du journaliste de télévision George Noory, hôte la prestigieuse chaîne Coast to Coast A.M.

LAST BUT NOT LEAST, l’édition française s’enrichit d’une préface savoureuse, pleine de force et d’esprit, du brillant Tom CAREY lui-même, qui invoque ici, non pas des stars de la vie sportive, mais quelques grands noms du cinéma des années cinquante..

Merci à lui pour tout, et spécialement pour sa gentillesse, bonne humeur et générosité, et merci à son coauteur Donald Schmitt qui avait été contraint de décommander une interview à la fin du mois de juin 2025. Espérons qu’il réapparaîtra, au bénéfice d’un public français qui n’a droit, depuis la disparition du grand Gildas Bourdais, qu’aux désolantes platitudes de vedettes locales.

Je vous y invite une nouvelle fois : Commandez sur Amazon.fr la version papier ou la version Ebook de TEMOIN DE ROSWELL. Après cette lecture, vous pourrez assurer avec fondement que « vous commencez à connaître l’incident Roswell ». Allez à la source de l’information, explorez les travaux des chercheurs authentiques et incontestés de la communauté internationale et largement passés sous silence par quelques faiseurs de rois auto-désignés ou agents à képi et sifflet qui prétendent régler la circulation dans le flux de l’information OVNI.

Ne vous fiez pas au « flux » sur les médias sociaux, aux vérités toutes faites  et aux opérations commerciales savamment orchestrées. Les authentiques chercheurs sur Roswell ont toujours eu et auront toujours pour noms: Stanton Friedman, William Moore, Kevin D. Randle, Donald R. Schmitt et Thomas J. Carey.

Toute recherche crédible, telle que celles accomplies par le grand Gildas Bourdais pendant plus de vingt ans, repose et reposera TOUJOURS sur les travaux de ces hommes à l’esprit résolu et dont les enquêtes sont incontestables, dans leurs méthodes tant que dans leurs résultats. Tout écrit qui ne puisera pas D ABORD sur ces travaux réalisés entre 1980 et 1992 (pour Friedman) et entre 1988 et 2016 (pour Randle, Schmitt et Carey) ne pourra s’avérer qu’une imposture.

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