Le cas Cecconi, 18 juin 1979, au-dessus de Trévise, Italie

Un pilote de l'armée de l'air observe pendant 20 minutes un OVNI de type cigare et prend 82 photos.

par Jean Librero

JCet article sert de présentation pour la sortie du livre de Roberto PINOTT, CONTACT OVNI en Italie Volume 2 1979-2019 qui est paru en Kindle il y a quelques jours, et la version papier sortira ce week-end.

Le « cas Giancarlo CECCONI » survenu dans le nord de l’Italie en juin 1979 est largement connu dans le monde /Rentier. Il a été très documenté, l’armée de l’air et le Ministère de la défense ont réondu à des demandes de déclassification entre 1983 et 1984, soit cinq ans après l’incident.

Le témoin direct, l’adjudant-chef Cecconi, s’est confié fin 1979 en privé aux enquêteurs du C.U.N Roberto Pinotti et Maurozio Caruso, et s’est plus largement confié en 1983 lorsqu’il avait pris sa retraite de l’armée. Il remit aux enquêteurs du CUN un tirage de la dernière des 82 photos prises en 1979 par les caméras de son chasseur à réaction FIAT G91/R.

Ce dossier volumineux est le premier cas décrit dans le livre du très respecté ufologue, auteur et conférencier italien Roberto Pinotti  CONTACT OVNI EN ITALI Volume 2 1979-2019 traduit en français en aout 2026. Voici une synthèse du cas à partir du chapitré dédié.

En dernière partie je partage le lien vers un article succint posté sur le groupe THE UFO FILES  GROUP par Emile- Kelly Gauthier.

Le 18 juin 1979, l’adjudant-chef Giancarlo Cecconi, pilote expérimenté de l’armée de l’air italienne, fut impliqué dans l’une des observations d’OVNI les plus documentées de l’Italie de l’après-guerre. Alors qu’il rentrait d’une mission de reconnaissance photographique au-dessus des Apennins, il reçut, vers 11 h 30, un message de la tour de contrôle d’Istrana signalant la présence d’un objet non identifié évoluant à basse altitude dans la région de Trévise.

Cecconi pilotait un Fiat G 91/R équipé de trois caméras photographiques spéciales capables de réaliser jusqu’à 80 photogrammes par seconde. Guidé par le contrôle au sol, il se dirigea vers la zone où l’objet avait été détecté au radar. Arrivé à proximité, il aperçut une grande forme noire se détachant nettement dans le ciel bleu.

L’objet lui apparut comme un engin long, noir, opaque et cylindrique, comparé par le pilote à un « réservoir d’essence d’avion ». Il l’estima à environ huit mètres de longueur et trois mètres de largeur. Sa partie supérieure semblait légèrement aplatie et comportait, vers le centre, un petit dôme blanc transparent ressemblant à une goutte d’eau. Cecconi s’approcha à environ 80 mètres et prit une première série de photographies.

Le pilote effectua ensuite plusieurs virages autour de l’objet, ce qui lui permit d’en observer les caractéristiques avec précision. Au total, environ 80 clichés furent réalisés. Depuis le sol, l’officier de service de la tour de contrôle de San Angelo di Treviso suivait également l’objet aux jumelles et demeurait en contact radio avec Cecconi. Il signala notamment qu’il pouvait observer une traînée bleu azur derrière celui-ci.

Alors que Cecconi effectuait une nouvelle approche, l’objet disparut soudainement. Il ne fut plus visible ni pour le pilote ni pour les observateurs au sol et disparut également de l’écran radar d’Istrana. De retour à la base, Cecconi remit immédiatement les photographies, qui furent développées sans délai. Selon le récit présenté dans l’article, les clichés étaient nets et permettaient de distinguer l’objet.

Un témoin particulièrement expérimenté

La crédibilité de Cecconi constitue un élément central de l’affaire. Au moment des faits, il appartenait au 14e Groupe de l’Escadre n° 2 et possédait une longue expérience militaire. Il avait obtenu son brevet de pilote en 1952, à l’âge de 19 ans, et totalisait plus de 6 000 heures de vol. Il avait également exercé pendant plusieurs années comme instructeur de pilotage avant de rejoindre les unités opérationnelles.

À la fin de 1979, des enquêteurs du Centro Ufologico Nazionale (CUN) découvrirent indirectement l’existence de l’affaire. Après plusieurs démarches, ils réussirent à retrouver Cecconi. Celui-ci accepta finalement de leur raconter son expérience, tout en demandant dans un premier temps que les informations restent confidentielles et servent uniquement aux archives.

Les enquêteurs eurent alors la possibilité de voir un photogramme provenant de la série d’environ 80 photographies. En 1983, après le départ de Cecconi de l’armée de l’air pour limite d’âge, ils reprirent contact avec lui. Le pilote confirma son récit et fournit des informations supplémentaires.

L’intervention du ministère de la Défense

Un tournant se produisit en 1984. Une réponse officielle du ministère italien de la Défense à une question parlementaire indiqua que les données relatives aux phénomènes OVNI pouvaient être consultées par des organismes et chercheurs civils. Le CUN adressa donc une demande officielle au ministère afin d’obtenir la documentation concernant l’affaire de Sant’Angelo di Treviso, notamment des photographies et les conclusions de la commission militaire chargée de l’analyse du dossier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 2 novembre 1984, le ministère répondit officiellement. Il confirma que Cecconi avait été dirigé vers la zone par le contrôle au sol afin d’identifier un objet détecté au radar et que celui-ci avait été photographié. Mais la conclusion officielle était radicalement différente de celle suggérée par le témoignage du pilote : l’objet aurait été « identifié sans équivoque » comme un ballon cylindrique constitué de sacs en plastique noirs.

Cette conclusion suscita la stupeur des enquêteurs. Ils soulignèrent notamment que Cecconi avait estimé impossible qu’un engin connu puisse se comporter comme l’objet observé. Selon son témoignage, celui-ci présentait une stabilité remarquable et un comportement qu’il jugeait incompatible avec les capacités aéronautiques connues.

Les photographies au centre de la controverse

Une nouvelle étape intervint en avril 1985 lorsque l’hebdomadaire Epoca publia un article consacré aux rapports secrets sur les OVNI. L’affaire Cecconi y était évoquée et l’objet décrit comme un « ballon jouet ».

Surtout, l’article reproduisait trois photographies provenant du dossier.

Le CUN demanda alors au ministère de la Défense des copies de ces clichés afin de vérifier leur authenticité et de les comparer avec le photogramme que ses enquêteurs avaient précédemment pu observer. Le ministère leur transmit finalement les trois photographies en juin 1985.

 

L’examen révéla, selon les enquêteurs, des divergences importantes entre les photographies publiées et le cliché original qu’ils avaient vu plusieurs années auparavant. Cecconi avait notamment déclaré que l’objet était resté constamment dans la même position et qu’il avait donc été photographié de profil. Or les photographies diffusées par le ministère semblaient montrer des changements de position par rapport au sol et à l’horizon.

Autre différence relevée : sur le photogramme observé initialement par les enquêteurs, une partie de l’aérodrome militaire de Sant’Angelo di Treviso, avec certains hangars, était clairement visible. Les clichés ultérieurement publiés ne semblaient pas correspondre à cette configuration.

Une affaire officiellement non identifiée

Les enquêteurs contestèrent également l’hypothèse du ballon en plastique. Selon eux, un objet aussi léger aurait dû être fortement influencé par les courants d’air et par les turbulences provoquées par les manœuvres de l’avion. Or l’objet observé par Cecconi aurait conservé une stabilité parfaite, tout en poursuivant une trajectoire ascendante très lente.

Un élément particulièrement important vient cependant compliquer l’interprétation officielle. Le document intitulé Résumé des observations d’OVNI de mars 1979 à avril 1985, publié par l’état-major de l’armée de l’air italienne, répertoriait l’affaire Cecconi du 18 juin 1979 sous le numéro 1 de la liste avec la mention « NON IDENTIFIÉ ».

En outre, Cecconi finit par publier lui-même une photographie provenant de la dernière image originale de sa caméra de bord encore en sa possession.

Enfin, en 1995, l’armée de l’air italienne déclara officiellement qu’elle ne disposait plus d’autres documents concernant l’affaire : ni rapport original du pilote, ni enregistrement radar, ni données météorologiques relatives à la journée de l’observation. L’armée précisa également que le ministère de la Défense n’envisageait pas de créer une commission d’étude des OVNI, sa mission étant limitée aux questions relevant de la sécurité nationale.

Conclusion

L’affaire Cecconi demeure donc, dans le cadre présenté par l’article, un dossier marqué par une forte contradiction entre le témoignage du pilote, les observations radar et visuelles, les photographies et l’interprétation officielle. Le ministère de la Défense identifia l’objet comme un ballon constitué de sacs en plastique, tandis que les enquêteurs du CUN contestèrent cette explication en raison du comportement attribué à l’objet et des différences constatées entre les photographies.

La disparition simultanée de l’objet de la vue des témoins et du radar, l’existence d’une importante série photographique et l’expérience du pilote constituent les principaux éléments mis en avant par les enquêteurs. Mais la disparition ultérieure d’une partie de la documentation militaire empêche, selon les éléments disponibles dans l’article, de reconstituer définitivement l’affaire. Le dossier reste ainsi officiellement classé comme « non identifié » dans les archives de l’armée de l’air italienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici le post d Emile-Kelly Gauthier que j’ai découvert hier de façon tout à fait fortuite ou « synchrone » hier, alors que je m apprêtais à rassembler les éléments pour cet article en préentation de la sortie de CONTACT OVNI EN ITALIE Volume 2.

Cliquer sur le titre pour accéder à l’article d Emile-Kelly Gaithier dans le groupe THE UFO FILES GROUP.

The Cecconi Interception

Treviso, Italy — June 18, 1979

Voici les premières lignes de l’article succint, et une série de photos reconstituant l’incident, crédit photographique Emile-Kelly Gauthier, créées par IA.

« En fin de matinée, le 18 juin 1979, l’adjudant-chef de l’armée de l’air italienne Giancarlo Cecconi revenait d’une mission de reconnaissance photographique au-dessus des Apennins ligures. Il pilotait un avion de reconnaissance à réaction Fiat G.91R appartenant au 14e Groupe de la 2e Escadre et se dirigeait vers l’aéroport de Trévise-Sant’Angelo.

Alors que Cecconi approchait de la région de Trévise, les contrôleurs de la station radar militaire d’Istrana ont détecté une cible non identifiée à l’intérieur de l’espace aérien réglementé. Comme l’avion de Cecconi transportait encore des pellicules photographiques non utilisées, les contrôleurs radar l’ont dirigé vers la cible.

Suivant leurs instructions, Cecconi aperçut rapidement l’objet devant lui dans le ciel clair de la journée.

Il ne s’agissait pas d’un point lumineux lointain.

Cecconi décrivit un objet solide et rigide ressemblant à un grand réservoir de carburant externe d’avion : d’environ huit mètres de long et deux ou trois mètres de large, avec une surface lisse et d’un noir mat. Sa face supérieure semblait légèrement aplatie et portait une petite structure pâle qui ressemblait à un dôme blanc opaque ou à un carénage aérodynamique.

L’objet ne semblait avoir ni ailes, ni queue, ni rotors, ni moyen de propulsion visible.

Cecconi a activé les quatre caméras de reconnaissance Vinten montées à bord de son G.91R et a commencé à effectuer des passages répétés. (…) »