Pascagoula: 3 interviews du shérif Fred Diamond et de l’officier Glenn Ryder, qui avaient interrogé Hickson et Parker dans la nuit du 11 Octobre 1973

par Jean Librero

Le livre de Calvin PARKER a été publié par FlyingDiskFrance en Septembre 2019 (Edition Kindle) et le 12 Octobre 2019 (version papier), soit il y a cinq mois. C’est l’occasion ici de saluer le public, les lecteurs et les visiteurs du site, au moment où un deuxième livre vient d’être publié, et alors que deux titres sont en attente pour avril et mai 2020. L’actualité autour du dossier Pascagoula est très abondante aux Etats-Unis et Grande-Bretagne, et très peu relayée en France, à l’exception du courageux engagement de Jean-Louis Lagneau, directeur de la revue LDLN, qui publie régulièrement des contributions de l’éditeur britannique Philip Mantle. Nous tâcherons modestement de remédier à cette carence.

Le présent article est le premier d’une série de trois ou quatre, qui seront postés sur ce site en vue de de continuer à éclairer le public et les lecteurs sur les significations de l’expérience traumatique vécue par Charles Hickson et Calvin Parker sur les bords de la “Singing River” dans la soirée du jeudi 11 Octobre 1973. La revue LDLN a publié dans son dernier numéro (début mars 2020) l’interview de Kathleen Marden, expert mondial sur les “experiencers” ou victimes présumées d’enlèvements extraterrestres. Je ne peux qu’encourager vivement toute personne intéressée par ce sujet, à quelque titre que ce soit et indépendamment de ses convictions, à consulter ce document de poids qui nourrit effectivement la réflexion.

Calvin Parker a donné de nombreuses interviews sur les médias locaux et nationaux depuis octobre 2018, je transmettrai bientôt une “liste sélective”de liens you tube. Au début de l’année, il a été invité sur le plateau du Martin Willis Show, une émission de très large audience, en compagnie de Paul Hynek, le fils du grand J. Allen Hynek, qui avait fait le voyage depuis Chicago jusqu’à Pascagoula le 12 octobre 1973, le lendemain de l’incident. Un  bref article sera consacré à ce dialogue inattendu.

CALVIN PARKER

Calvin Parker a par ailleurs révélé à la fin de l’année 2019 qu’il avait eu plusieurs rencontres avec le fameux Lt. Colonel à la retraite Jesse Marcel, en 1980, un an avant sa port. Parker avait un peu plus de vingt-sept ans à l’époque, il n avait encore jamais accorda d’interview à la presse, mais il avait entendu parler de l’officier à la retraite par les médias nationaux, après les communiqués, articles, interviews et conférences données par le physicien et fameux ufologue Stanton Friedman après sa rencontre providentielle avec Jesse Marcel en Louisiane en 1979. C’est à partir de ces entretiens entre Marcel et Friedman que le dossier Roswell, “enterré” quelques mois après l’incident (création de l’Air Force en Septembre 1947, création de la CIA en Janvier 1948..), revint en pleine lumière. Il est donc particulièrement intéressant d’apprendre autant que faire se peut ce que le vieil officier de renseignement à la retraite et le jeune homme durement éprouvé par sa propre expérience..ont pu partager à titre privé. Un article suivra autour de cet épisode. La rencontre entre Marcel et Parker eut lieu à Houma, Louisiane, qui se trouve sur le golfe du Mexique, à un peu plus de cent kilomètres de Pascagoula.

Dans l’article qui suit, nous avons un autre témoignage plein de relief il s agit d’un entretien avec l’inspecteur Glenn Ryder, officier de police judiciaire en poste au bureau du shérif dans la soirée du 11 octobre 1973, qui fut l’un des officiers qui procédèrent aux interrogatoires des deux témoins cette nuit-là, avant l’arrivée, après minuit, du chef du bureau, le shérif Fred Diamond lui-même. Cet entretien a eu lieu à Pascagoula le 17 Février 2020. Il est précédé ici de deux transcriptions originales d’interviews du Shérif Fred Diamond et de Glenn Ryder, le 12 Octobre 1973. Les deux hommes résument avec leurs propres mots leur conviction intime de la sincérité des témoins, au vu de l’émotion impossible à simuler, de leurs propres mots, et après plus de trois heures d interrogatoires croisés et, bien entendu, les enseignements de la fameuse « secret tape » enregistrée alors que les deux hommes, encore sous le choc, se trouvaient seuls dans une salle d’interrogatoire du bureau du shériff, comté Jackson, Mississippi.

L’article a été écrit par Douglas Wilson, directeur du MUFON pour l’Etat du Colorado (portrait en fin d’article) et l’ufologue, auteur et éditeur Philip Mantle. 

UN ENLÈVEMENT EXTRATERRESTRE À PASCAGOULA – LE BUREAU DU SHERIFF, JACKSON COUNTY, MISSISSIPPI
Par Philip Mantle et Douglas Wilson

 
Le cas d’enlèvement
extraterrestre à Pascagoula, dans le Mississippi, le 11 octobre 1973, est devenu l’un des cas d’abduction les mieux documentés. Cette nuit-là, en 1973, Charles Hickson et Calvin Parker ont rapporté ce qui leur était arrivé
au bureau du shérif du comté de Jackson. Le responsable était le shérif Fred Diamond. Le capitaine Glen Ryder était également en service cette nuit-là. Charles Hickson a passé le premier coup de fil à la police cette nuit-là, mais c’est le bureau du shérif qui a été impliqué. L’histoire complète de ce qui s’est passé cette nuit-là peut être consultée sur le site web de Calvin Parker à l’adresse suivante : www.calvin-parker.com

Dans cet article, nous allons examiner directement ce que les forces de l’ordre avaient à dire en 1973 et maintenant en 2020. Nous commençons par le répartiteur de la police qui a pris le premier appel de Charles Hickson dans la nuit du 11 octobre 1973. L’officier à la retraite ne nous a pas donné l’autorisation d’utiliser son nom, mais nous avons une citation de lui. Il esr désigné ici sous les initiales MD.

« Je suis MD, je suis un policier à la retraite de Pascagoula, et j’étais en service en tant que sergent de permanence au bureau de police de Pascagoula la nuit de l’enlèvement. En tant qu’agent de service, j’ai dû écrire leurs noms, adresses, histoire, plainte, etc. sur le journal d’appels officiel de la police de la ville de Pascagoula, puis les faire dactylographier sur un formulaire de plainte, et le remettre au capitaine de quart à la fin de mon service. COMME VOUS LE SAVIEZ PROBABLEMENT, CHARLIE HICKSON A APPELÉ LE BUREAU DE POLICE DE PASCAGOULA ET M’A FAIT RAPPORTER L’INCIDENT, nous vieillissons tous maintenant et je voudrais enfin faire une déclaration ”.

M. MD confirme ce que nous savons tous, à savoir qu’il y eut de nombreux autres rapports d’OVNI cette nuit-là. Quand il parle de plus de 50 appels téléphoniques, il parle d’appels téléphoniques signalant des observations d’OVNI, et il y a même eu des personnes qui se sont présentées pour signaler des observations au poste de police. Mr. MD déclare que tout fut consigné dans le registre de la police. Nous avons donc contacté le département de police de Pascagoula pour voir si certains de ces documents existaient encore. Malheureusement, si elles avaient été archivées, tout a été perdu lors de l‘ouragan Katrina, car le Département de police, comme beaucoup d’autres bâtiments, se retrouva sous plusieurs pieds d’eau après le passage de l’ouragan.
L’officier en fonction cette nuit-là était le shérif Fred Diamond. Il a été interviewé à l’époque, ce qui, d’un point de vue de la recherche, est formidable puisqu’il est décédé il y a quelques années. Nous avons retrouvé deux interviews radio que le shérif Fred Diamond a données en 1973 ; la première a eu lieu littéralement le lendemain de la rencontre. La seconde a eu lieu en décembre 1973. Voici les deux interviews :

Interview radiophonique du shérif Fred Diamond le 12 octobre 1973.

C’est Howard Caruthers (audio brouillé) qui vous parle depuis le bureau du shérif du comté de Jackson, dans le centre de Pascagoula, où nous avons eu ce matin une interview avec deux des hommes qui auraient été aperçus et emmenés à bord d’un OVNI tard la nuit dernière dans la région de Gautier. Ces deux hommes sont toujours en train d’être interrogés et nous avons avec nous le shérif Fred Diamond. Shérif Diamond, pouvez-vous nous dire ce qui s’est passé ce matin ?

SD : Eh bien, peu après huit heures hier soir, ces messieurs pêchaient ici, juste au nord du pont de la rivière Pascagoula, sur la rive est de la rivière. Ils ont vu cet objet descendre, et il a atterri à environ deux ou trois pieds du sol, il n’a jamais touché le sol, et deux créatures sont sorties (il y avait en fait trois créatures) et ont emmené les hommes à bord. L’un des hommes s’est évanoui sous le choc, l’autre ne s’est jamais évanoui et il n’y avait pas de chaises ni rien dans l’objet, ils ont été témoins (audio non clair) du moment où ils étaient dans l’objet. Ils étaient très excités, et ils ne veulent pas être interrogés à ce moment-là, à l’heure actuelle ils aimeraient aller à l’hôpital pour être examinés.

Q : C’est ce que nous avons compris, shérif Diamond, les deux messieurs Charles Hickson et Calvin Parker sont en train d’être examinés pour les radiations en ce moment. Nous avons constaté ce matin que vous avez interrogé ces deux hommes hier soir, ici au bureau du shérif du comté de Jackson. Vous les avez appelés, pourquoi les avez-vous rappelés ce matin ?

SD : Nous voulions avoir plus d’informations sur ce qui s’était passé.
Q : Je comprends, shérif Diamond, que le plus jeune homme, dix-huit ans je crois, Calvin Parker, est toujours en état de choc ?

SD : C’est très, très vrai. Il est toujours très bouleversé.
Q : Shérif Diamond, nous avons cru comprendre que ces deux hommes travaillent au chantier naval John E. Walker. Ils y ont tous les deux fait leur rapport ce matin, si je ne me trompe pas. Et vous les avez faits venir au bureau du shérif depuis leur travail ?
SD : C’est exact. Nous les avons fait venir. Nous avions plusieurs journalistes ici qui voulaient les interviewer (inaudible), ils voulaient seulement divulguer cette information par la voix officielle.

Q : Je voulais demander au shérif Diamond si vous savez qu’un avocat local représente ces deux hommes. Il a déclaré ce matin, avant qu’ils ne laissent les deux hommes sortir de la voiture, qu’aucune publicité ne serait faite à ce moment-là, et il vient juste de reparler aux hommes. Leur avocat avait indiqué qu’il y aurait un entretien parce que, selon lui, les hommes sont encore en état de choc, surtout le jeune garçon, mais pouvez-vous nous dire pourquoi ils ont estimé avoir besoin d’un avocat ?
SD : Cet avocat représente l’entreprise pour laquelle ils travaillent, et ils témoignaient sur la base de ses conseils juridiques. Ce même objet qui était supposé avoir enlevé ces deux hommes a été repéré environ quarante-cinq minutes plus tôt, près de la zone de Van Cleeve. Il a également été repéré par deux ou trois personnes à Pascagoula.
Q : En d’autres termes, shérif Diamond, vous avez eu, je le sais, nous avons parlé au député Glen Ryder plus tôt ce matin, il y a eu un certain nombre de rapports sur cet OVNI dans notre région, et à peu près au même moment où ces deux hommes ont déclaré avoir été emmenés à bord  ?
SD : C’est très vrai, ils nous ont même donné une description des personnages, ou des créatures, quel que soit le nom qu’on leur donne, qui se trouvaient à bord de l’engin. Ils nous ont donné une bonne description d’eux. Ils semblaient mesurer environ 1,50 m, ils étaient très ridés, ils avaient des oreilles et un nez pointu, et leur bouche était très proche du bout de leur nez. C’étaient des créatures horribles (d’après) la description qu’ils nous ont donnée.
Q : Shérif Diamond, ces deux hommes que vous mentionnez sont en route vers l’hôpital de Singing River pour des tests de radiation. Que se passera-t-il après leur départ de l’hôpital ?
SD : Cela, je ne le sais pas. Ils veulent s’adresser aux autorités compétentes, c’est-à-dire aux autorités gouvernementales, et en discuter avec elles avant de donner des informations aux médias.
Q : Shérif Diamond, j’ai demandé au capitaine Glen Ryder ce matin et il me semble que nous n’avons pas eu l’occasion de parler aux deux hommes eux-mêmes, mais tous ceux à qui nous avons parlé et qui ont parlé aux hommes ont tendance à croire à leur histoire. Qu’en est-il pour vous ?
SD : Oui monsieur, je crois vraiment à leur histoire. Je n’ai aucune raison de ne pas les croire.                                                       
Q : Je voudrais vous demander, shérif Diamond, nous ne sommes pas trop sûrs de l’heure à laquelle cela s’est passé, et je crois que cela s’est passé hier soir. Disons vers 19h30 ou 20h00. Pourquoi les hommes ont-ils attendu si longtemps pour signaler l’incident ?
SD : Ils ne savaient pas à qui le rapporter. Ils ont d’abord voulu s’adresser au journal, et ils sont allés au journal mais il était déjà fermé, et donc ils sont (inaudible) venus ici. C’est arrivé peu après huit heures, et ils étaient dans le bureau du shérif vers neuf heures et cinq minutes.
Q : Je crois savoir que nous avons eu un rapport plus tôt dans la matinée indiquant qu’il était entre onze et onze heures quinze, mais c’était plus tôt que cela ?
SD : Il était environ huit heures hier soir quand c’est arrivé, et ils étaient dans le bureau du shérif vers neuf heures moins cinq.
Q : Shérif Diamond, a-t-il décrit l’aspect extérieur du vaisseau lui-même ?
SD : Non, monsieur, seulement la lumière bleue. Il y avait une lumière bleue brillante, et c’est ce qui a attiré leur attention, au moment où ils ont vu que le vaisseau était presque au-dessus d’eux. Il a atterri à environ 25 pieds de l’endroit où les hommes pêchaient, et il semble qu’ils ont été entraînés vers le vaisseau.
Q : Shérif Diamond, vous avez dit que lorsqu’ils quitteront l’hôpital Singing Rover, leur prochain objectif sera de faire un rapport à un éventuel gouvernement. Savez-vous avec certitude où ils iront et à qui ils parleront ?
SD : Non, monsieur, je ne le sais pas. J’imagine qu’ils le sauront, une agence gouvernementale les conduira ici, au bureau du shérif.
Q : En d’autres termes, ils viendront ici pour les rencontrer. Avons-nous un détecteur de mensonges ?
SD : Nous en avons un, mais pour l’instant, ils étaient si contrariés qu’ils ne voulaient pas le passer.
Q : Ok, merci beaucoup au nom de…
SD : Ils ont accepté de passer au détecteur de mensonges…
Q : En d’autres termes, ils n’ont aucun scrupule à passer le test ?
SD : Non, monsieur.
Q : Au moment où vous le déciderez ?
SD : Ils vont tous les deux passer un test pour prouver que leur histoire est vraie et je crois fermement ces hommes.
Q : Je crois que l’un d’entre eux,  shérif Diamond, lorsqu’ils sont arrivés dans votre bureau,  je crois que c’est le jeune homme de 18 ans qui a dit qu’il était prêt à passer le test  la nuit dernière ?
SD : C’est très vrai, très vrai, et il est devenu très émotif ce matin, alors que vous n’étiez pas là, et que vous n’avez pas vu cette partie. Mais ces garçons disaient la vérité.
Q : J’ai remarqué en particulier que nous parlons toujours du jeune homme de dix-huit ans, et je peux imaginer que ce serait une expérience pour n’importe quelle personne, mais nous avons parlé au capitaine Glen Ryder il y a un moment et il nous a dit que le jeune homme de dix-huit ans n’était ici que depuis deux semaines environ. Je crois qu’il vient du comté de Jones et qu’il est vraiment bouleversé par cette situation ?
SD : C’est vrai. J’ai reçu un appel de sa mère il y a quatre ou cinq minutes qui voulait lui parler, et il n’est même pas en état de parler à sa mère. Leur famille, je pense qu’ils vont aller à l’hôpital, et je pense qu’ils vont lui donner quelque chose pour le calmer.
Q : Et comme vous l’avez déclaré, shérif Diamond, vous avez reçu ce matin un certain nombre de rapports sur d’autres observations par des personnes de différentes régions, ici dans le comté de Jackson.

SD : Oui monsieur, ils ont été plus nombreux à être repérés dans le comté de Harrison que dans le comté de Jackson. Ils ont repéré cette chose dans le comté de Harrison ces deux ou trois dernières semaines. Mais jusqu’à il y a une semaine, je n’avais pas eu de rapport sur sa présence dans le comté de Jackson.

Q : Shérif Diamond, en avez-vous vu ?

SD : Non, monsieur, je n’en ai pas vu.

Interview radio du shérif Fred Diamond 12.12.1973

SD : Nous avons géré cela comme si c’était un appel de routine. Si un type vient au bureau et dit qu’il a été cambriolé, il est de mon devoir de croire qu’il a été cambriolé. C’est une première pour les enquêteurs (inaudible). Tout ce que nous pouvions faire, c’était d’aller sur les lieux et d’interroger ces hommes, et de rester avec eux, et de les observer et de les interroger. Je veux dire dans toute la mesure du possible et à aucun moment nous ne pouvions (..) leurs histoires étaient les mêmes. Quand nous les rencontrions séparément, puis quand nous les réunissions et que nous surveillions leurs conversations. Et je crois que les hommes ont vu quelque chose qui les a effrayés. Je l’ai déjà dit.

La deuxième interview est brève, mais dans la première interview, le shérif Diamond confirme ce que MD dit lorsqu’il parle de la quantité d’autres observations d’OVNI dont ils avaient reçu les signalements en ce lieu et à cette heure. Le shérif indiqua très clairement qu’il pensait que Charles Hickson et Calvin Parker disaient effectivement la vérité.

Interview du capitaine Glen Ryder

Dans l’interview radio enregistrée le 12 octobre 1973, vous entendrez le journaliste mentionner qu’il avait déjà parlé à Glen Ryder avant de s’entretenir avec le shérif. Le capitaine Glen Ryder, aujourd’hui à la retraite, vit toujours dans la région, et nous sommes heureux de dire qu’il nous a accordé une interview et qu’il était plus qu’heureux de discuter des événements de cette nuit de 1973.

Entretien avec Glen Ryder, ancien shérif adjoint du comté de Jackson dans le Mississippi

Lundi 17 février 2020 12h51

Le 11 octobre 1973, le shérif adjoint du comté de Jackson, Glen Ryder, était le capitaine en fonction dans la salle des archives. L’heure du changement d’équipe était passée, et la relève de Ryder était en retard, comme d’habitude. Le téléphone a sonné et l’adjoint Ryder a répondu ; l’homme à l’autre bout du fil a dit : « Je dois vous dire quelque chose, mais vous allez vous moquer de moi. » Voulant raccrocher le téléphone pour commencer le changement d’équipe, Ryder a répondu : « Quoi que vous vouliez me dire, faites vite, je suis pressé. L’homme au téléphone dit « OK, mais vous allez rire. » Irrité, Ryder dit : « Non, je ne vais pas rire ; dites-le moi simplement. » Et l’homme au téléphone a dit : « Moi et un de mes amis venons de nous faire ramasser par un OVNI. » En riant, Ryder demanda : « Etes-vous fou ou ivre ? » L’homme a dit : « Non, je ne suis ni ivre ni fou. On s’est fait ramasser par un OVNI. » En arrière-plan, Ryder pouvait entendre quelqu’un « qui continue » et dire : « Ne leur dites rien ! Ils nous tueront si nous leur disons. Raccrochez le téléphone ! » Ryder a demandé d’où l’homme appelait, et il a répondu qu’il s’agissait d’une cabine téléphonique située à l’extérieur du dépanneur, non loin de là. Ryder dit à l’homme de venir au poste où ils pourraient parler. L’homme répondit « Non, je dois rentrer chez moi », et a dit qu’il vivait dans l’immeuble résidentiel de l’autre côté de la rue, et il donna à Ryder le numéro de l’appartement.

Décidant qu’il ne pouvait pas ignorer l’appel, l’adjoint Ryder se rendit à l’immeuble et frappa à la porte. Une femme ouvrit la porte, puis sortit et ferma la porte derrière elle. Alors que la porte était ouverte, Ryder put entendre à nouveau la voix d’un jeune homme suppliant de ne dire à personne ce qui s’était passé, disant « ils vont revenir nous tuer !” Ryder demanda à la femme son nom et ce qui se passait. La femme s’identifia sous le nom de Blanche Hickson et dit que son mari Charlie et son collègue étaient partis à la pêche et que lorsqu’ils sont rentrés à la maison, ils étaient tous les deux « vraiment effrayés », et qu’elle avait du mal à comprendre de quoi il s’agissait. L’adjoint Ryder entra dans l’appartement et persuada les deux hommes de venir au bureau du shérif et de faire une déposition.

Une fois au bureau du shérif, Hickson et Parker ont été placés dans une pièce où était dissimulé un magnétophone. Après quelques minutes d’interrogatoire, il apparut que Hickson et Parker pêchaient au bord d’un quai du chantier naval, depuis où ils prétendaient avoir été emmenés à bord d’un OVNI. Ryder se souvient que Hickson était visiblement secoué mais, ayant servi dans la guerre de Corée, il avait fait un gros effort pour rester calme. Parker, en revanche, ne pouvait pas rester tranquille et pleurait en suppliant Hickson de « s’il vous plaît, arrêtez d’en parler » et « Ils reviendront nous tuer ! Ryder était préoccupé par la déclaration du jeune homme selon laquelle « Ils vont nous tuer ». Il proposa d’aller chercher de l’eau pour les deux hommes. Son intention, cependant, était de voir si les deux hommes « laisseraient tomber le voile » une fois qu’ils seraient seuls. L’adjoint Ryder se rendit dans une pièce voisine où il pouvait écouter Hickson et Parker. Ce que Ryder entendit, et l’enregistrement le confirma, c’est qu’une fois seul, Parker devint encore plus désemparé, exigeant que Hickson dise aux adjoints que tout cela n’était qu’un mensonge et que « ces gens sur cette chose vont revenir et nous tuer si vous continuez à parler ! » Lorsque Ryder retourna dans la salle d’interrogatoire, il demanda à Hickson s’il avait quelque chose à ajouter à l’histoire. Hickson répondit « Non ». Lorsque Ryder posa la même question à Parker, ce dernier répondit qu’il ne pouvait rien dire à l’adjoint parce qu’il s’était évanoui lorsqu’il avait été embarqué à bord de l’ovni, et qu’il ne se souvenait de rien.

Les assurant qu’il n’allait pas dévoiler leur histoire, Ryder les relâcha, mais leur dit de ne parler de ce qui était arrivé à personne avant qu’il puisse faire une enquête.

Le lendemain, Hickson emmena Ryder à l’endroit où l’enlèvement avait eu lieu, mais Ryder ne trouva aucune trace de brûlure ni aucune autre indication qu’un objet ait été présent. L’adjoint Ryder contacta également la base aérienne de Keesler, et leur demanda s’ils voulaient qu’il fasse venir les deux hommes pour les interroger. Au départ, la personne avec laquelle Ryder s’entretint déclara que l’armée de l’air ne s’intéressait par aux enquêtes sur les ovnis ; cependant, le lendemain, un représentant de Keesler rappela et a dit qu’il souhaitait examiner les deux hommes.

Glen Ryder déclare qu’il croit totalement que Charles Hickson et Calvin Parker disaient la vérité et que « ces deux hommes ont eu la peur de leur vie cette nuit-là » à Pascagoula, dans le Mississippi.

Nous avons ici un éclairage sur les principaux agents des forces de l’ordre qui étaient en service cette nuit-là en 1973, et qui confirment qu’il y avait eu de nombreux rapports d’OVNI cette nuit-là, et que les agents qui ont interrogé Charles Hickson et Calvin Parker sont tous deux partis en croyant que les hommes disaient la vérité. Charles Hickson et Calvin Parker ont tous deux raconté leur histoire sous forme de livre.

A propos des auteurs :

Philip Mantle est un chercheur et auteur britannique de longue date sur les OVNI. Il a été directeur des enquêtes de la British UFO Research Association et représentant de MUFON pour l’Angleterre. Il est le fondateur de FLYING DISK PRESS et peut être contacté à l’adresse suivante : philip.mantle@gmail.com

Douglas Wilson est un résident de Denver, Colorado, États-Unis. Il est membre depuis 14 ans du réseau Mutual UFO Network où, en plus d’être le directeur pour l’État du Colorado, il est également l’enquêteur en chef de MUFON. Douglas est chercheur et enquêteur en ufologie depuis 45 ans et a effectué plus de 800 enquêtes. Douglas a contribué à plusieurs publications et a participé à la formation des enquêteurs de terrain depuis plus de dix ans.

Son adresse électronique de contact est la suivante : mci@mufon.com